Edith Piaf - Edith Piaf - biographie de Edith Piaf – La vie de Edith Piaf – Edith Piaf en quelques lignes – Edith Piaf selon mes-biographies.com
edithpiaf

Edith Piaf

Edith Piaf, sa vie, son oeuvre

Piaf
Biographie de Edith Piaf

La petite dame en noir a été une des interprètes majeures du XXe siècle. Edith Piaf savait-elle qu’elle entraînerait dans le sillon de ses 78 Tours une pléiade de tragédiennes à voix ? Elle a en tout cas connu de son vivant un destin exceptionnel.

Paname, Paname, Paname

Edith Giovanna Gassion est-elle réellement née dans une rue de Belleville le 19 décembre 1915 ? Peu importe. Dès son enfance, elle semble vouée à un destin de saltimbanque. Elle grandit entre sa mère Anita Maillard, chanteuse lyrique échouée dans la rue, son père Louis-Alphonse Gassion, acrobate et une grand-mère tenancière de bordel ! Dans les années trente, elle quitte cette clique afin de faire ses premiers pas de chanteuse bohème. Elle gagne sa croûte en compagnie de son amie Simone Bertaut, dite Momone. A dix-sept ans, Edith tombe enceinte d’un certain Louis Dupont. Leur enfant, Cécelle, une petite fille décède d’une méningite. Ce qui n’empêche pas Edith Piaf de trouver la force d’écumer les rues de Paris de Belleville à Pigalle. Elle chante les refrains populaires de ses aînées d’infortune, de Damia à Fréhel. Elle est seule et fréquente les marlous de la place de Paris.

La chance sourit aux amoureuses...

1935 : Louis Leplée, le gérant du Gerny’s, un cabaret chic des Champs Elysées repère Edith Piaf et l’engage dans son établissement. Il la rebaptise « La môme Piaf » de par sa petite taille et ses airs de moineau chantant tombé du nid. Sa voix déjà atypique exige un répertoire de qualité. Elle enregistre sous la houlette de Jacques Canetti un premier 78 Tours chez Polydor « Les mômes de la cloche ». Néanmoins, son mentor Louis Leplée prend une balle dans la tête. Edith Piaf se retrouve à nouveau en marge du music-hall. Elle fait la rencontre d’un autre pygmalion Raymond Asso. Elle entame alors une longue et fidèle collaboration avec la compositrice Marguerite Monnot. « Mon légionnaire » est son premier succès. Elle se produit en tête d’affiche à Bobino en 1938 où elle reçoit une ovation.

Madame Piaf

Edith Piaf s’accoquine désormais avec le Tout Paris. Elle se lie d’amitié avec Jean Cocteau à qui elle impose dans Le Bel indifférent, la pièce qu’il a écrite pour elle, son nouvel amant, l’acteur Paul Meurisse. Edith Piaf prend également ses galons de vedette à travers les grandes salles parisiennes de l’époque : l’Européen, Bobino ou l’Alhambra. Celle qui a commencé dans la rue n’a pas peur d’affronter le public. Elle obtient également la consécration à l’ABC, un lieu prestigieux d’entre deux guerres. Durant la période de l’Occupation en France, elle passe tantôt en zone libre, chante en soutien des travailleurs français en Allemagne (1942) et aide ses amis Juifs dont le compositeur Norbert Glanzberg à échapper aux nazis. Ces années-là, elle enregistre de nouvelles chansons dont « L’accordéoniste » de Michel Elmer.

Pygma-lionne

Edith Piaf a été ce qu’on appelle une femme libre. De sa vie, de ses amours et de ses choix artistiques. Elle a été une des rares artistes femmes à prendre la place du traditionnel pygmalion. Elle met d’abord dans les startings blocks, un beau et talentueux jeune homme du nom de Yves Montand. Nous sommes en 1944. Elle engage à son tour ce débutant en vedette américaine de ses spectacles. Elle entraîne également Montand dans les studios de cinéma. Le couple tourne ensemble : Etoile sans lumière de Marcel Blistène. Après la guerre, Edith Piaf décide également de s’attaquer à un public inconnu : l’Amérique. Elle fait alors la connaissance des Compagnons de la Chanson avec qui elle enregistre « Les Trois cloches ». Ce groupe a déjà beaucoup de succès aux Etats-Unis. Edith Piaf veut à tout prix être reconnue comme eux.

Edith et Marcel

Edith Piaf donne une première série de récitals à New York. Le public ne comprend pas grand-chose à son charabia de titi parisien. La môme n’est pas femme à se décourager. Si bien qu’en 1949, elle parvient à mettre New York à ses pieds en chantant dans le cabaret « Le Versailles ». Elle inaugure là-bas une de ses plus belles chansons « La vie en rose ». Lors d’un de ses voyages en Amérique, elle croise également le regard de Marcel Cerdan, boxeur de renom. Le début d’une liaison flamboyante entre deux êtres passionnés. Elle chante alors pour la première fois « L’hymne à l’amour » le 14 septembre 1949 au Versailles. La chanson à l’origine n’est pas un hommage post-mortem. Elle le devient lorsque Marcel Cerdan décède le 29 octobre 1949 dans un accident d’avion. Edith Piaf écrit elle-même dans la fameuse chanson : « Dieu réunit ceux qui s'aiment ». Mais l’heure n’est pas encore pour Piaf de rejoindre Dieu…

Star au Carnegie Hall

Edith Piaf vit désormais dans un désarroi irréversible. Néanmoins, elle n’a pas le choix : chanter ou mourir. Elle reste donc entourée d’une cour d’hommes, auteurs-compositeurs comme Gilbert Bécaud et Charles Aznavour. D’ailleurs, elle ne manquait jamais d’annoncer le nom de ses collaborateurs avant d’entamer une chanson sur scène. Aznavour, à la fois secrétaire particulier et artiste écrit en 1951 deux jolies chansons à la Môme : « Jezebel » et « Plus bleu que tes yeux ». Cette année-là, Edith Piaf est victime de deux graves accidents de voiture, ce qui l’accoutume de plus en plus à l’usage des drogues. Elle mène quoi qu’il arrive un nouveau projet, une opérette La P’tite Lili (1951) en collaboration avec son compagnon Eddie Constantine. Un homme en chasse un autre. Edith Piaf accepte de se marier avec le compositeur Jacques Pills le 29 juillet 1952. Elle reprend aussi le chemin des studios davantage en chanteuse qu’actrice. Elle tourne Si Versailles m’était conté de Sacha Guitry (1953) et French Cancan de Jean Renoir (1954). La consécration tant attendue arrive un beau jour de 1956 : Edith Piaf enflamme le Carnegie Hall. Elle est désormais une star internationale.

Son ménage à elle...

De retour en France, Edith Piaf vit entre les cures de désintoxication, la maladie et surtout la musique. Elle investit de nouveau l’Olympia en 1956 où elle chante une adaptation d’un titre américain « L’homme à la moto ». Une chanson qui contraste avec le reste de son répertoire moins rock‘roll ! La jeune et éphémère Fanny reprendra la chanson en 1991. L’appartement parisien de Piaf continue d’être une usine à musique. Tout le monde veut vendre une chanson à la Môme. Michel Rivgauche écrit alors le texte de « La foule » (1958) sur une musique sud-américaine déjà existante. Elle chante cette rengaine à l’Olympia où elle se produit à guichets fermés durant trois mois ! Le temps passe, les hommes aussi. Edith Piaf prend dans son « ménage à elle », un nouvel amant, un artiste néophyte du nom de Jo Moustaki, rebaptisé Georges. Celui-ci écrit le fameux « Milord ». Cet amour tumultueux et exclusif, marqué par un nouvel accident de voiture amène Moustaki à quitter Piaf. Si elle ne garde pas longtemps un homme, elle sait se rendre indispensable au music-hall. Elle sauve de la faillite l’Olympia en 1961.

Car ma vie, car mes joies, aujourd'hui, ça commence avec toi...

La santé de Piaf se dégrade. Mais elle mène toujours une vie de bohème et de femme amoureuse. Elle enregistre avec Charles Dumont, auteur-compositeur débutant l’inoubliable « Non, je ne regrette rien ». Une chanson pas si testamentaire que le titre l’entend. Edith Piaf chante : « Car ma vie, car mes joies, aujourd'hui, ça commence avec toi ». A tel point qu’elle recommence sa vie avec un deuxième mariage. Elle épouse en 1962 un jeune inconnu Théo Sarapo qu’elle tente de rendre célèbre avec leur duo « A quoi ça sert l’amour ? ». Il l’accompagne dans les derniers moments de sa vie. Edith Piaf meurt dans le Sud de la France le 11 octobre 1963. Sa mort réelle ayant eu lieu la veille, on dit que son ami Jean Cocteau aurait eu le temps d’apprendre son décès avant de s’éteindre le même 11 octobre. Dieu a réuni les enfants terribles.

Les mômes de... la Môme

Edith Piaf est l’incarnation de la voix française d’or éternelle. C’est d’une certaine manière la réduire à un simple talent d’interprète, elle qui a écrit près de quatre vingt chansons. Entre autodidacte et respect de la langue française. Aujourd’hui, Edith Piaf ne cesse de faire l’objet de compilations, rééditions et autres Best Of. Presque jusqu’à l’écoeurement.

Mireille Mathieu, Michèle Torr, Patricia Kaas, Lara Fabian, Chimène Badi ou Magali Vaé ! Elles entretiennent toutes une filiation, pour certaines involontaires avec l’idole Piaf. Celle-ci a créé à son insu ce qu’on appelle une génération de chanteuses à voix. Roulage de « R » en option. Rappelons alors ces mots de Jacques Prévert de 1960 dans « Cri du cœur » où Piaf dit : « C'est pas seulement ma voix qui chante / C'est l'autre voix, une foule de voix /Voix d'aujourd'hui ou d'autrefois ».


Conjugaison - verbe | la météo |
date daubière dead-heat déballeur débarquement débauche
Copyright © 2008 mes-biographies.com


cliquez ici
Pour accéder directement à mes-biographies.com : Publicité: